L’art decoratif (№ 173)
Коллектив авторов05.06.1912
d’avec Papety el d’avec Loubon? Et comment distinguer, d’entre tant d’effigies de femmes, la plus belle,
sans que toutes, aussitôt, réclament l'hommage qui leur est dû? Je dirai plus’: on n’emporte pas d’une visite au Jeu de Paume l’impression d’avoir passé une heure dans la compagnie de peintures très séduisantes; c’est Ri
card lui-même qu’on vientdequitter.
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Louis-Gustave Ricard naquit à Marseille le 1er septembre 1823. Son
enfance s’écoula dans la maison de son père, changeur de monnaie,
affineur de métaux, au carrefour du Cul-de-Bœuf, proche l’ancien fort. La rue, les quais, ce furent pour lui ces images, de hautes couleurs,
au trait, qui représentent tour à tour le Juif errant, Christophe Colomb,
l’éléphant, la girafe et le pacha d’Egypte. Comment, à contempler l'azur nalal et, depuis sa fenêtre, le spectacledu monde enlicr, Ricard ne devint-il pas peintre de plein air, et prit-il, au contraire, en horreur Léclat du soleil, le contact, l’aspect des foules?
Il fit ses études, qui lurent très inégales, à l’institution Jonjon. On put longtemps admirer aux murs de la salle de dessin, dans celle honorable maison, un volcan, une chasse au papillon, de la main du jeune Gustave. Ces importants ouvrages décidèrent l’ahbé Jonjon à tenter une démarche auprès du père de son élève, afin d’en obtenir qu’il laissai celui-ci s’engager dans « la carrière de l’art », si périlleuse aux yeux d’un changeur de monnaie.
Le peintre Paul Chenavard. Musée de Marseille.
Mlle de Calonne (?).
Collection de M. Léon Bonnat.