ment passé dans la gravure populaire. Il est vrai que la gravure sur bois n’a fait son ap


parition que tard en Russie (à la fin du xvie siècle), quand elle avait déjà atteint son plus haut développement en Occident. Il est vrai
aussi que les premiers graveurs russes ont imilé les modèles germaniques, italiens ou
hollandais et qu’ils n’ont donné au monde ni un Durer ni un Callot. Mais, grâce à l’apparition simultanée en bussie de la xylographie et de l’imprimerie (la
première gravure russe a été l’ornement du premier livre, paru àMoscou, en 1564), dès son origine l’union de la gravure et de la typographie a été assurée.
D’un autre côté, à part les imitations des modèles occidentaux, dans la bible et dans l’Apocalypse publiés à Moscou, se développa un style original greco-russe,
inspiré des images saintes (icônes). Pour bien comprendre ce style, il faut s’adresser à l’imagerie populaire russe. Cet art s’est manifesté dans la deuxième moitié du xviie siècle seulement; mais, comme il constituait avec les icônes les seuls ornements
malatine. — Illustration pour un conte russe.